Meet You At Aircraft Finance 2010

February 5, 2010

If you are interested in financial, political and technological aspects of air transport, then the upcoming Aircraft Finance & Commercial Aviation in Geneva from 23 to 26 March 2010 may be of interest for you. This event is little known outside the air transport community and has made Geneva one of the hubs of air transport finance as well.

Like the previous editions the 24th will bring together professionals from the manufacturers, the operators and the financial industry. Several hundred specialists will discuss the recent events. More important, they try to forecast the future.

Even during the recent financial crisis the often complex transactions for new investments have remained crucial for the air transport industry as a whole.
One of the topics of the upcoming conference will be the enforced “greening” of air transport. Again, the stakeholders have chosen International Geneva as their operational centre. The Air Transport Action Group (ATAG) is bringing together the various initiatives on fuel saving, CO2 reduction, biofuels and cleantech into a coherent programme. At the recent Summit on Climate Change in Copenhagen air transport was the only sector which spoke with one voice and submitted a coherent long term strategy.

Unlike what popular perception (and leftist propaganda!) suggests, air transport is far more conscious about the responsibility for our common future. Why does it remain the favourite scapegoat?

Daniel Stanislaus Martel


A380 et B787: les leçons du project manager

December 13, 2009

Airbus et Boeing sont d’accord: 2009 sera leur année perdue. Les nouvelles commandes se sont fait rares. Pire, les deux ont été absorbés par les difficultés héritées des années folles d’avant la crise. Pour Airbus c’était l’A380, pour Boeing le B787 Dreamliner. Dans les deux cas, la récession n’a pas été la seule coupable. Les deux programmes ont souffert d’erreurs courantes. Même si les détails sont très complexes, les défaillances à la base sont typiques. Elles se reproduisent jour après jour partout où de travail se réalise en équipe.

Les retards de l’A380 dus au câblage et à la réorganisation de l’intégration des composants peuvent être tracés à la coexistence de deux et plus tard probablement même trois “versions” des mêmes fichiers. A départ, l’architecture de l’avion était centralisée à Toulouse. A un moment indéterminé, des mises à jour à Hambourg n’ont pas été incorporées aux fichiers “mère” à Toulouse. Sur les deux sites, les équipes se sont désormais basées sur les informations jugées correctes en bonne foi. Les écarts sont apparus lors de l’assemblage des éléments. Les cellules déjà existantes ont dû être adaptées de manière rétroactive. Celles dont la fabrication était programmée ont subi des retards suite à l’adaptation. Enfin, toute la chaine de production a été mise à jour. Les trois facteurs cumulés ont créé des retards de deux ans.

Quelles leçons en tirer? Les responsables de projets, sans parler des managers, ne doivent jamais négliger un risque. Partout où plusieurs personnes ont accès au même fichier comme par exemple un document word, le contenu est à vérifier après chaque intervention. Si le fichier circule ensuite, par exemples dans les autres divisions de l’entreprise, il se peut que les versions se “multiplient”. Les seules manières d’empêcher ce genre de surprise est la désignation d’une seule personne habilité à coordonner et intégrer les changements. Somme toute, le retard de l’A380 n’est pas lié au savoir-faire des ingénieurs mais le manque de prudence des gestionnaires.

Même les problèmes du B787 Dreamliner sont évidents à la base. L’avionneur de Seattle a décidé de reprendre le leadership après des années à la traîne du challenger européen. Deux décennies de priorité donnée au profit à court terme au détriment du bénéfice à long terme ont affaibli le constructeur. Au lieu de répondre aux défis européens par de nouvelles gammes, les managers américains ont préféré minimiser les investissements. Plus ils sont bas, plus le profit et par là le cours des actions monte. Cette pensée d’actionnaires ou “shareholder value” a été le crédo du néolibéralisme dès le milieu des années 80. Lentement, Airbus s’est imposé comme le plus innovant des deux fournisseurs. Le seul programme récent durant ces années était le B777 Triple Seven. Lancé avant ce changement paradigmatique et déjà bien avancé, il était maintenu. Sa réputation n’était déjà plus à faire. Ses qualités ont démontré le savoir-faire des ingénieurs et ouvriers de Boeing de l’époque. Or, les gestionnaires à la Wall Street ne leur ont pas permis de répliquer aux défis de Toulouse par des modèles adéquats.

Littéralement au dernier moment, une nouvelle direction a effectué un revirement. Le B7E7, devenu le Dreamliner par la suite, devait offrir des sauts technologiques aux opérateurs des gros porteurs de moyenne capacité analogues à ceux de l’A320 dans le ségment des monocouloirs.

Boeing ne s’est pas contenté de pousser au maximum les inventions, au contraire, elle a aussi révolutionné la fabrication. Un réseau de partenaires internationaux devaient fournir les éléments. Or, contrairement à Airbus, Boeing manquat d’expérience en production décentralisée. En même temps, la valorisation décroissante des ingénieurs et ouvriers également par le management a poussé de nombreux vétérans à quitter l’entreprise. Il faut noter également que les plus anciens, donc ceux avec la plus grande ‘expérience, ont été virés par la direction dans un souci d’économies à court terme. Quant au savoir-faire de la relève… n’en parlons pas. Somme toute, Boeing a simplement été débordé par l’intégration faute de concordance.

Les leçons à tirer ne manquent pas non plus. La première, cruciale,  est de ne jamais négliger les intérêts de l’entreprise à long terme. Une autre est de valoriser les spécialistes, donc ceux qui font marcher l’entreprise. Ce ne sont ni les managers ni les directeurs financiers qui génèrent les recettes à l’entreprise. Ce sont les chefs d’atelier ou les directeurs d’usine. Enfin, l’externalisation de savoir-faire est toujours à examiner avec les plus grands soins.

Les deux débâcles nous lancent un avertissement. C’est moins la complexité innée des deux projets mais plutôt le changement d’attitude des dirigeants. Des soucis de réduction des coûts de fonctionnement à tout prix peuvent entraîner des erreurs du type A380. Rajoutons la pression, le stress et l’arrogance de nombreux chefs. Si l’on rajoute le manque de vision stratégique à cela, on obtient vraiment un mélange explosif. Même des démarches de “outsourcing” d’étapes essentielles de la fabrication du bien fourni traditionnellement par ses propres soins peut mener au désastre. Espérons que l’histoire ne retienne le Dreamliner comme le programme cauchemar qui a ruiné Boeing.

Dans les deux cas, le changement d’attitude fatal inspirée par le néolibéralisme est le vrai coupable. Pour conclure, retenons un autre fait: Les difficultés des deux programmes et leurs origines étaient connues avant la récession et même la crise de 2007. Des analyses ont démontré que ce paradigme qui remonte aux années Reagan aux Etats-Unis et Thatcher au Royaume-Uni avait brouillé les cerveaux des décideurs au plus haut niveau.

Or, dans l’après-crise, avons nos décideurs et politiciens vraiment tiré les bonnes leçons. Sont-ils, pardon, sommes nous, prêts à changer de vision du profit financier à court terme au bénéfice technologique et social à long terme? Le doute est permis. Ou bien, pensez-vous que c’est faux?

Daniel Stanislaus Martel


A400M and B787 – Two Steps Too Far?

December 12, 2009

After endless delays and cost overruns, the Airbus A400M military transport finally took off for the first time on 11th December 2009. The Airbus and EADS stakeholders have always promoted their brainchild as the most versatile hardware in its category. Indeed, many technology leaps make it a class of its own.

The A400M started as a political project by several European countries. Others with aerospace ambitions such as Turkey joined later. Three drivers can be identified:

  1. Maximized synergies resulting from common hardware in as many European countries as possible
  2. Technological sovereignty and autonomy of supply of the countries behind the project, and
  3. Maximized push for inventions as a way to increase the competitive edge on the world market

Available and cheaper solutions  such as the Antonov AN-70 were discarded by the European military and aerospace stakeholders. The A400M became disruptive in the three crucial areas of any complex project. These are

  1. Design of the produce or layout of the issue
  2. Methods or technologies associated with its operation or practice
  3. Way of delivery or implementation

In the case of the A400M examples for the first are the engines and propellers. The materials illustrate the second. The Airbus-style decentralized production never praticed on a military transport at such a scale before characterizes the third.

Warnings against this triple disruption came early. Usually, projects disruptive in all three fields are bound to fail or at least to run into major difficulties. There are numerous illustrations for this in aerospace. One example is the U.S. supersonic transport Boeing 2707.

Regardless of the promises of the A400, only two export customers have been attracted. One of them, South Africa, has  cancelled its order for budgetary and timing issues.

The ambition to “rip the envelope” through a triple disruption has left many hopes unfulfilled in the U.S. as well. Indeed, the Boeing 787 Dreamliner has been plagued by difficulties of implementation, delays and – although never admitted – budget overruns. Let us hope that the maiden flight now announced for the 14th of December 2009 will boost the morale in Seattle as well.

In both cases, the warning by Jon Ostrower who has followed aerospace trends for years for Flightglobal, cannot be taken seriously enough: It is important to remember first flight is a milestone. What comes next is the hard part. This may cause many nightmares to come in Toulouse and Sevilla, respectively Seattle and Chicago.

What can we learn from these debacles? Throughout the history of technology, offering better alternatives to the current situation have been the main driver for new ideas. To become a “game changer”, the invention has to become an innovation. It has to be adopted by the target public.

The classical way to convince has been attractive features of the produce, latest technologies and functionalities and efficent manufacture and supply. Optimizations and disruptions are nonetheless risky. The more the adopted solutions are complex, the higher the risk of failure.

If we change one of the three aspects, we usually create an attractive optimization. It may be added functionalities to a mobile phone, ecofriendly materials or lower prices through streamlined production. In aerospace the many aircraft families such as the A320 or Boeing 737 are illustrations. Two simultaneous changes are complex and resource consuming but manageable. Examples are the IPhone, the hybrid car or just-in-time logistics. An aircraft-related example is the A380 where the size and the ways of production were innovative. The overall layout of the aircraft remained conventional. In case we introduce a new produce, rely on new technologies and new ways of production or supply, our project management runs against complexities sometimes far too high to be manageable. Our venture will either fail altogether or will suffer endless setbacks. The A400M and the Boeing 787 illustrate the latter. May they serve as warnings to any daunting entrepreneur or project manager, whatever product or service he promotes. Or, do you see things otherwise? Looking forward to a heated discussion.

Daniel Stanislaus Martel


Swiss Say No to Halt Military Exports

November 30, 2009

68.2 of the Swiss voters have rejected the popular initiative for a ban on exports of commodities, infrastructure and know how for military purposes. Only hours after being announced this result has been widely commented. Although it was clear from the beginning that the idea did not stand the slightest chance, especially not in the current crisis.

We can be glad for no less than seven reasons for this outcome.

First of all, it would not have made the world a better place. If Swiss companies do not sell their aircraft someone else will. For instance, Pilatus Aircraft will be able to deliver 25 PC-21 trainers to the United Arab Emirates.

This leads to the second argument. Highly qualified jobs will be preserved and precious know how remains in Switzerland. Even if left wing activists often say the opposite, the arms industry in general and aerospace in particular remains a high value adding and know how intensive sector. This is more than a welcome addition to a national economy confronted with a crisis.

Third, a “yes” to end exports would not have improved the image of Switzerland abroad. The contrary would have been true. Our banks have suffered enormously and have to reinvent themselves. Fortunately our aerospace and arms industry remains what it has to be: a trustworthy partner.

Fourth, far more than the directly concerned jobs would have been lost. The more a sector is specialized and high tech-oriented, the more it sustains suppliers, service providers and other activities.

A fifth risk would have been the erosion of technological know how crucial for other sectors as well. Examples are civil aerospace, civil engineering or systems and components. The Swiss industry as a whole would have suffered.

A sixth argument is the capacity of the companies to recycle themselves. Adaptations of specialized workers, what the employees of the aerospace and military industry are, are extremely difficult. All successful examples show that the time lag is extremely long.

The final and seventh argument is the capacity to innovate of the Swiss arms industry. Its products and services have always been trendsetters. If they were forced to close down, it is doubtful whether hypothetical successors will achieve the same level of reputation for long.

What do you think about the above observations? How do you see the prospects of Swiss military and civil aerospace?

Daniel Stanislaus Martel


Bravo Skynews!

November 26, 2009

Bekanntlich haben nach wissenschaftlichen Grundsätzen durchgeführte Messungen des Deutschen Zentrums für Luft- und Raumfahrt (DLR) ergeben, dass die Beschallung durch die von Norden her in Zürich-Kloten landenden Flugzeuge überall unterhalb der deutschen Lärmnormen liegt. Mit anderen Worten: Der in jeder Hinsicht logische Nordanflug, nicht zuletzt infolge der geringen Besiedelung, verletzt kein einziges deutsches Gesetz. Die 2001 einseitig verkündete Deutsche Verordnung (DVO) zur Begrenzung der Bewegungen ist also reine Willkür.

Die Auswirkungen sind bekannt: DerFlughafen Kloten hat über 100 Millionen Schweizerfranken investiert. Zudem wurden breite Teile der Bevölkerung gegen den Flughafen aufgebracht. Dass die Flugzeuge nutzlos Treibstoff vergeuden und zudem die Flugpläne möglicherweise nicht einhalten können, sei nur am Rande erwähnt. Hinzu kommt noch das Schadensrisiko bei einem immer möglichen Flugunfall.

Im grossen Kanton im Norden ändern die neuen Erkenntnisse nichts, wie sich dem provinziell wirkenden Netzauftritt des Presseservice des Landkreises Waldshut entnehmen lässt. Ironischerweise weist die Leitseite auf die Rolle des Gebietes als “Brücke zur Schweiz” hin. Nach weiterem Herumstöbern offenbart sich ein Schreiben der Landräte der Landkreise Breisgau-Hochschwarzwald, Konstanz, Lörrach, Schwarzwald-Baar, Tuttlingen und notabene Waldshut ins ferne Berlin. Bundesminister Dr. Peter Ramsauer, wird dort aufgefordert, ungeachtet der neuen Erkenntnisse hart zu bleiben und gar nur noch 80′000 Bewegungen jährlich zuzulassen.

Naturgemäss widerspricht dem die Zürcher Volkswirtschaftsdirektion. Sie forderte die deutsche Regierung offen auf, die DVO zu annullieren. Ungeachtet des eindeutigen Sachverhalts übergehen in der Schweiz mit Ausnahme einiger einigen Netzforen den Skandal mit Stillschweigen. Dabei hatte bei Bekanntwerden die Landesregierung verkündet, nun bestehe eine Basis für Neuverhandlungen.

Erfrischend wohltuend hebt sich der Kommentar des bekannten Schweizer Aviatikexperten Hansjörg Bürgi ab. Der Gründer und Chefredaktor der mittlerweile meinungsbildenden Fachpublikation Skynews.ch ab. Er fordert die neue deutsche Regierung auf, der Schweiz entgegenzukommen. Unser Land wiederum müsse dieses Mal endlich innere Stärke beweisen und die Rückkehr zum jahrzehntelang bewährten Zustand fordern. Zudem sei Schadenersatz zu prüfen. Maliziös fügt er bei, dass entsprechende Entschädigungen an Swiss International Air Lines der deutschen Lufthansa zugute kämen…

Der langen Rede kurzer Sinn: Bereits vor der ganzen Diskussion um das mittlerweile faktisch abgeschaffte Bankengeheimnis wurde die Schweiz gezielt angegriffen. Ungeachtet der Sonntagsreden der Politiker und der Paneuropa-Rhetorik geht der Konkurrenzkampf zwischen den Ländern, sprich Interessens- und Wirtschaftsräumen, weiter.

Nur in der Schweiz scheint man das zu vergessen… Woran das wohl liegt? Geht es uns trotz Krise zu gut? Leben die Politiker jedwelcher Couleur mittlerweile (auch bei uns) von den wirklichen Problemen isoliert? Ist dies etwa gar eine Spätfolge des 68er Marsches durch die Institutionen? Betrachtet man den Fliegerfeind Bundesrat Moritz Leuenberger, liegt diese Vermutung in der Tat nahe…

Daniel Stanislaus Martel


A350 XWB narrows gap to B787

November 16, 2009

Ethiopian Airlines has finalized an order for twelve (12) Airbus A350-900 XWB. This brings the total orders to 505. For the time being this remains below the 840 Dreamliners on order. It should however be noted that Seattle boasted 910 B787 orders in 2008.
Ethiopian Airlines is also waiting for ten (10) B787-8. The U.S. aircraft is for 210 to 250 passengers, its European challenger for some 314 passengers in three classes. Both capacities are complementary. Nonetheless, also Ethiopian Airlines seems to get increasingly nervous about the repeated slips in delivery of the Dreamliner promised for 2010.

The eyes of the world are currently focused on Boeing. Should the manufacturer not be able to solve the ongoing engineering and integration problems it could run into existential trouble. It seems that Airbus is regaining its p0sition of strength it had for more than a decade until it had to overcome the A380 crisis.

Daniel Stanislaus Martel


Neue Stars am Schweizer Himmel

November 7, 2009

Wie jedes Jahr wurden am Jahresanlass der Schweizer Reise- und Tourismusbranche TTW in Montreux in verschiedenen Kategorien Gold-, Silber- und Bronzemedaillen vergeben. Diese “Travel Stars” werden jeweils gestützt auf eine Umfrage bei Reisebüros und -verantstaltern verliehen. Organisiert wird der Anlass von der Fachzeitschrift Travel Inside.

Auf den ersten Blick hat der Anlass mit viel Beiwerk ausserhalb der Mobilitätsanbieter keine grössere Bedeutung.  Die Ergebnisse in der Kategorie Fluggesellschaften sind jedoch durchaus aufschlussreich für die derzeitige Situation in der Schweiz. Die Preise werden anhand eines Punktesystems verliehen, welches bei einer Umfrage ermittelt wird. Im Gegensatz zu anderen Bestenlisten ist hier nicht der vom Passagier erlebte Bordservice ausschlaggebend. Kriterien sind die Erfahrungen der Angestellten der Reisebüros im oft turbulenten und stressigen Alltag.

In der Kategorie “Airlines – Kurz- und Mittelstrecken” erhielt Edelweiss Air Gold, Swiss International Air Lines Silber und Lufthansa Bronze. Bei den Langstrecken wurde Emirates Erste, gefolgt von Singapore Airlines und wiederum Edelweiss Air. Bei den Langstrecken mit Umsteigen (Kategorie “Airlines – Langstrecken (Gateway”) wurden Lufthansa, Qantas und Cathay Pacific ausgezeichnet.

Bei den Verbindungen innerhalb Europas bewies der Schweizer Doppelsieg, dass Professionalität und Engagement nach wie vor geschätzt werden. Allzuoft fiel die “menschliche Seite” Sparmassnahmen zum Opfer. So ging der persönliche Kontakt verloren und man wird an einer Nummer mit nerviger Musik und langer Wartezeit abgespiesen. Die Folge waren frustrierte Lieferanten und Kunden, was Reisebüros für Fluglinien ja sind. Edelweiss Air und Swiss International Air Lines zeigen, dass trotz permanenter Kostenkontrolle Qualitätsarbeit möglich ist. Motiviertes Personal, welches Anliegen zügig und zuvorkommend bearbeitet ist auf jeden Fall auch für ihr Unternehmen ein Plus. Allerdings ist der Punkteabstand zwischen der kleinen und wohl familiären Edelweiss Air und Swiss International Airlines grösser als zwischen letzterer und der drittplatzierten Lufthansa.  Nicht zu Unrecht rühmt man heute noch die “deutsche Wertarbeit”. Dazu gehört auch die lokale Niederlassung. Ueblicherweise beschäftigt sie hiesiges Personal.

Zum ersten Mal seit Jahren wurde bei den Langstrecken Singapore Airlines überholt. Auch die Siegerin ist eine fremdländische “Exotin”. Gerade die Vereinigten Arabsichen Emirate mit ihrer Glitzermetropole Dubai wurden von der Krise hart betroffen. Möglicherweise gab dies den entscheidenden Ansporn, sich jetzt erst recht anzustrengen. Singapore Airlines glänzt nach wie vor durch das besondere, ja stimmungsvolle Ambiente an Bord. Wir haben allerdings verschiedentlich gehört, dass der legendäre Servicelevel in der Touristenklasse in den letzten Jahren von 100 auf 90 Prozent zurückgegangen sei. Vielleicht hat dies auch auf die Arbeit hinter den Kulissen durchgeschlagen? Trotzdem ist der Abstand zwischen Gold und Silber minim.

Punktemässig weiter zurück liegt die drittplatzierte Edelweiss Air. Zudem definiert sie sich als stilvoller Ferienflieger. Da spielt die “Fronterfahrung” auch im “Hinterland” ihre Rolle. Allerdings hinkt der Vergleich, denn die beiden Ausländerinnen sind Linienfluggesellschaften.

Wäre es da nicht logischer gewesen, Swiss International Air Lines hätte die Bronzemedaille erhalten? Die nach wie vor als nationale Fluggesellschaft der Schweiz verstandene Swiss International Air Lines unternimmt gerade auf Langstrecken grosse Anstrengungen, der Konkurrenz davonzufliegen. Das neueste Beispiel ist die Einführung der A330-300. Produktionsmittel wie Maschinen und Anlagen sind für den Erfolg eines Unternehmens wichtig. Entscheidend sind jedoch die Menschen, die sie bedienen und Drittpersonen gegenüber vertreten.

Der “Travel Star” mag weltweit nicht die bedeutendste Auszeichnung in der Luftfahrt sein. Auch die globale Resonanz des TTW dürfte eher gering sein. Der auf der im Alltag erlebten Praxis beruhende Anlass ist jedoch ein zuverlässiger Indikator der professionellen und menschlichen Qualität der Fluglinien dort, wo es nicht sofort ersichtlich wird.

Es ist zu bezweifeln, dass die Krise der letzten zwei Jahre wirklich das neoliberale kurzfristige Profitdenken auf Kosten des Menschlichen, dazu gehören auch Dienstleistungsqualität und Respekt für alle, beendet hat. Gerade deswegen ist es wichtig, dass diese immateriellen Werte hierzulande gefördert werden. Schweizer Fluglinien verschaffen sich so einen zusätzlichen Wettbewerbsvorteil. Dies wiederum stärkt den Standort Schweiz als Ganzes.

Wäre es da nicht für andere Schweizer Firmen Zeit, die Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter wieder als ihr wertvollstes Kapital und nicht bloss als skalierbaren Kostenfaktor zu betrachten?

Daniel Stanislaus Martel


Unique besiegt den Terrorismus

November 4, 2009

Der hysterische Krieg gegen den Terrorismus hat neben dem Reisen auch die Flughäfen nachhaltig negativ geprägt. Es stimmt, dass es Anschläge in den 70-er und 80-er Jahren gegen die Bodeninfrastruktur gab. Als Folge davon verschwanden viele der weltweit beliebten Besucherterrassen aus Sicherheitserwägungen.

Eine Ausnahme war Zürich-Kloten. Dort wurde PR-Wert dieser Einrichtung erkannt. Ihre günstige Lage, ihr familienfreundlicher Ausbau und professionelles Marketing machten sie zum Besuchermagneten. Ständig verfeinerte Sicherheitskontrollen erlaubten ihren Betrieb trotz verschärfter Auflagen seitens des in Genf beheimateten internationalen Flughafenverbandes Airports Council International (ACI).

Beim Abbruch von Terminal B verschwand auch die bekannte Terrasse. Zahlreiche Stammgäste befürchteten, dass nun auch in Zürich die Tage dieser schönen Einrichtung gezählt waren.

Dem ist aber nicht so. Im Gegensatz zu vielen anderen Flughäfen will Kloten auch in Zukunft für Besucher attraktiv bleiben. So wird es auf dem Dach des neuen Terminal B ab 2001 eine schönere Terrasse geben als zuvor. Inn der Flugfanzeitschrift Jetstream veröffentlichte Computerbilder zeigen eine grosszügig und dezent-gediegene Anlage. Sie gliedert sich in einen verglasten Besucherraum, welcher an eine Hotellobby erinnert.  Von dort gelangt der Interessent sodann via Kasse und Sicherheitskontrolle auf die offene Plattform. Wie früher riecht er den Duft der grossen weiten Welt.

Die Installation spricht Hinbringer und Abholer von Passagieren, Gelegenheitsbesucher und Flugfans, die sogenannten Spotter, gleichermassen an. Fotografieren und Videofilmen sind selbstverständlich uneingeschränkt gestattet.

Der Wegfall entsprechender Möglichkeiten in vielen Ländern, selbst solche mit einer liberalen Gesellschaftsordnung wie Grossbritannien, wird Zürich zu einem der weltweiten Treffpunkte machen. Dies wiederum führt zu zusätzlichen Logiernächten im Raum Zürich und dadurch Umsätzen.

Wichtig neben diesem eigentlichen kleinen und sympathischen Konjunkturprogramm sind noch zwei andere Dinge. Erstens kommen Flugfans mit Gleichgesinnten in Kontakt. Dies ist ein minimer Beitrag zur Völkerverständigung. Ebenso wichtig ist jedoch die psychologische Wirkung. Kloten zeigt, dass es sich von den Terroristen nicht einschüchtern lässt. Dadurch wird es zum vernünftigen Gegner des hysterischen Krieges gegen die feige Gewalt gegen Unschuldige.

Andere Flughäfen kapitulieren und kriminalisieren die Besucher und Flugfans. Kloten wird endlich “Unique”, in dem er dem Terrorismus Rechung trägt, sich aber nicht unterkriegen lässt. Der Terrorismus lässt sich nur dann besiegen, wenn man keine Angst mehr vor ihm hat.

Daniel Stanislaus Martel


Wurden wir betrogen?

November 3, 2009

“Viel Lärm um Nichts?” oder “Was lange währt wird endlich gut.” Zwei Redewendungen, welche im Zusammenhang mit der einseitigen Deutschen Verordnung (DVO) zur Begrenzung der Nordanflüge auf Zürich-Kloten genannt werden können.

Bekanntlich hatte nach von Anfang an unglücklich verlaufenen und im Endeffekt gescheiterten Verhandlungen Deutschland 2001 die einschneidende Verordnung verhängt. Diese limitierte den topografisch und verkehrstechnisch logischen Anflug von Norden her auf den Zürcher Flughafen. In der Folge mussten mit hohem Aufwand neue Routen geschaffen werden. Diese führten über dichtbesiedeltes Gebiet. Die logische Konsequenz war eine starke Lärmbelastung und eine zunehmende Ablehnung des Flughafens.

Offiziell lauteten die Gründe für die DVO im Schutz der süddeutschen Bewohner vor ausländischem Fluglärm. Es wurde jedoch in der Schweiz von Anfang an vermutet, dass es in Wirklichkeit darum ging, den unliebsamen Konkurrenten im Süden zu schädigen.

Fatalerweise hatte der bekenndende Gegner der Luftfahrt, Bundesrat Moritz Leuenberger (http://moritzleuenberger.blueblog.ch/) bei den Verhandlungen das Sagen. Befürworter Klotens unterstellten ihm zwar nicht gerade Sabotage der Unterredungen in Berlin aber trotz allem fehlendes Engagements des “gesellschafts-” und daher flughafenkritischen Alt-68ers.

Hinzu kam das Problem der seit den 90-er Jahren offensichtlichen Führungsschwäche des Bundesrates. Selbst als Lufthansa Swiss übernahm, erzwang der Bundesrat keine Konzessionen.

Nach längerem juristischem Hin- und Her schien das Interesse an der Verteidigung der für die Schweiz überlebenswichtigen Infrastruktur Flughafen endgültig erloschen. Dementsprechend unengagiert verlief auch die Diskussion um den Sachplan Infrastruktur Luftfahrt (SIL) (http://www.bazl.admin.ch/themen/lupo/00293/index.html), insbesondere in Zürich (http://www.vd.zh.ch/internet/vd/de/Themen/Flughafen/Themen/SIL.html).

Die deutsche Bundeskanzlerin Angela Merkel verweigerte im April 2008 erneut jegliche Konzession an die Schweiz während ihres Besuchs. Stattdessen schulmeisterte sie, es werde jetzt einmal objektiv gemessen und zwar nach deutschen Werten.

Nun liegt das überraschende Resultat vor. Hochoffziell bestätigten die Zahlen des Bundesministeriums für Verkehr (http://www.bmv.de/-,302.1105403/Gemeinsame-Laermanalyse-zum-Fl.htm), dass zu keinem Zeitpunkt die Lärmbelastung über Süddeutschland Besorgnis erregend gewesen sei. Im Gegnteil, selbst die Beibehaltung des früheren Nordanflugs ändere daran nichts.

Etwas kleinlaut, so liest es sich zwischen den Zeilen, wird nun in Berlin eingeräumt, die Schweiz werde einen Lösungsvorschlag unterbreiten. Tatsächlich sehen diverse Akteure, darunter BAZL-Direktor Peter Müller (http://www.bazl.admin.ch/aktuell/dokumente/index.html?lang=de), dies als hoffnungsvollen Neuanfang. Die Zürcher Volkswirtschaftsdirektorin Rita Fuhrer erwartet Konzessionen (http://www.vd.zh.ch/internet/vd/de/Medien/Medienmittei/medien_2009/281.html). Lediglich der erklärte Flughafengegner Landrat Tilman Bollacher stemmt sich gegen jegliche Neuverhandlung (http://www.umweltruf.de/ticker/news3.php3?nummer=2673).

Natürlich ist es zu früh, auf eine Entspannung der Lage zu hoffen. Auch sei vor Illusionen gewarnt. Zu einer Rückkehr zur langjährigen Situation mit dem Anflug von Norden her dürfte es nicht mehr kommen. Die Schweiz hat aber keinen Grund, sich einmal mehr zu ducken und auf Neuverhandlungen von vornherein zu verzichten.

Im Vergleich zu den übrigen Dossiers, die das Land plagen wie die Angriffe aus Italien oder das Libyen-Debakel, mag der Fluglärmstreit mit Deutschland von geringer Bedeutung sein. Er betrifft jedoch eine wesentliche Infrastruktur, von welcher wir alle profitieren. Deshalb sollten wir auch alle dafür einstehen. Dies wäre auch eine gute Gelegenheit für den Bundesrat und die übrigen Entscheidungsträger, Führungsstärke zu beweisen. Diese wiederum käme dem Land auch in den dringenderen Dossiers zugute. So gesehen ist der Ausspruch von Bundesrat Moritz Leuenberger, “Aufhebung der Flug-Sperrzeiten in Zürich ist Hauptziel” in der NZZ am Sonntag ein Hoffnungszeichen.

Es ist gut möglich, dass zukünftige Historiker einmal feststellen werden, dass das Ganze ein abgekartetes Spiel mit nützlichen Idioten als Figuren war. Vorerst könnte es heissen “Was lange währt wird endlich gut.”

Daniel Stanislaus Martel